La fermentation

Bonjour mes Chats !

Aujourd’hui premier article en co-écriture avec mon amie Laure, qui a testé la lacto fermentation de légumes ! J’ai trouvé l’idée géniale et une fois que je serai définitivement installée je m’y mettrai aussi !

Donc la lacto-fermentation c’est quoi ?

En gros gros c’est mettre des aliments dans de la saumure (eau et sel), et de laisser fermenter. Pour les fruits ça donne de l’alcool. Pour les légumes les propriétés nutritionnelles sont multipliées et c’est super bon pour l’organisme, et en plus ça se garde beaucoup plus longtemps (plus d’un an, même après être entamé). Ça peut se faire avec tous les légumes sauf la patate (parce que c’est un féculent, pas un légume…)

Donc Laure a réalisé son premier essai et nous explique comment ça marche :

Oui, alors c’est vraiment pas compliqué !

Pour le matériel, il faut : un couteau pour découper vos petits légumes, un bocal en verre pour les stocker et une cuillère (ou autre) en bois pour mélanger la saumure et récupérer vos légumes dans le bocal – après fermentation- sans tuer les ferments contenues dans le bocal. Le métal peut apparement couper la fermentation. Et le plastique, pour une raison mystérieuse est également déconseillée. Non vraiment, le bois c’est la vie.

Pour la méthode c’est vraiment pas compliqué !

Il y a deux façons de préparer sa lacto fermentation : soit avec de la saumure (auquel cas on ajoute 30g de sel non raffiné à 1L d’eau la plus propre possible); soit avec de l’eau pure uniquement.

Dans les deux cas il suffit de découper en fines pièces les légumes crus choisis. (Le même processus avec des fruits donnera une fermentation alcoolique et non lactique mais libre à vous d’essayer).

Une fois les fines lamelles placées dans un bocal en verre, il faut les presser au maximum pour limiter l’espace entre les légumes, ajouter des épices et aromates style ail, curcuma, gingembre…

Pour finir on comble les vides avec soit l’eau, soit la saumure. Si vous choisissez de faire votre fermentation à l’eau, il ne faut laisser vraiment aucune bulle d’air ni d’espace entre la surface de l’eau et le bouchon. Avec la saumure quelques millimètres d’espaces suffisent.

On place alors son bocal en verre sur une assiette -car lors de la fermentation il y a des chances pour que le bocal se mette à déborder. Non, vous n’avez pas envie d’avoir du jus lacto fermenté partout dans votre placard- à l’abri de la lumière, idéalement dans un placard où le pot se développera tranquillement à une température comprise entre 8 et 21°(maximum!).

Après deux semaines le pot pourra être ouvert, puis ramené à basse température au frigot. Lors de l’ouverture, il y a très peu de chance pour que ce soit un échec, mais au cas ou, vous le saurez tout de suite grâce à une horrible odeur se rapprochant de celle de la mort. Vous verrez des petites bulles se balader dans votre bocal, c’est tout à fait normal, il y a de la vie la dedans !!

Voilà, de façon générale, la fermentation se passe bien et se stabilise toute seule quoi qu’il arrive, c’est à dire que si vous oubliez votre bocal même 4 ans, vous n’avez aucune chance de créer un monstre.

Là c’est la moment ou vous vous dites “Ah d’accord c’est pas compliqué … mais à quoi ca sert ?!”. Et bien tenez vous bien, les finalités de la lacto fermentation sont nombreuses et proches de la magie! A mes yeux en tout cas c’est comme si j’avais découvert le secret de l’alchimie.

Première chose, les bactéries qui naissent de la lacto fermentation prédigèrent les aliments, les rendent super assimilables, et même plus riches !

L’alimentation moderne est de façon générale aseptisée, raffinée, vidée de nutriments… Elle cause une dégradation générale de la biote intestinale humaine. Or, la consommation d’aliments lactofermentés permet de ré)ensemmencer des souches de biote sain grâce à l’apport en pré et pro biotiques essentielles pour notre organisme. Vraiment pas négligeable surtout quand on sait que l’intestin est notre deuxième cerveau !

Biensur dans l’idéal ces lactofermentations sont faites à partir de légumes bio, mais si ce n’est pas le cas, les petites bactéries éliminent une partie des pesticides et autres poisons contenus encore !!

Du coup, vous l’aurez comprit, elle permet une conservation des légumes accumulés en trop grosse quantité, avec zéros limite de péremption. Une super astuce pour limiter le gaspillage!

Et au final c’est très naturel puisque dans notre bocal on ne fait que reproduire ce qui se passe dans la nature lorsque les légumes restent au sol, ou bien en forêt ombragée et humide avant d’être ramassés et mangés.

Dans le bocal que je vous présente sur ses photos j’ai mit : quatre carottes, un demi chou, de l’ail, du curcuma et du gingembre tous bios sauf deux des carottes.  Je vais laisser tremper cette fois ci trois semaines si je tiens. Pour l’instant je fais mes lactofermentations à la saumure, c’est l’assurance que tout se passe au plus simplement !

Ensuite viendra mon moment préféré, celui de la dégustation !! Il est conseillé d’augmenter les doses petit à petit en commençant à en grignoter un peu en début de repas ou en petite dose sur une salade par exemple, ou tout simplement à l’apéro si vous voulez “surprendre vos amis”.

Aussi j’en ai fait à la betterave, céleri et carotte que j’ai déposés sur des tartines de pain d’épeautre/levain et c’était terrible !!

Pour aller plus loin voici les deux vidéos qui m’ont le plus aidé dans cette démarche :

La première de Thierry Casasnovas, que j’admire très fort pour ses travaux, son parcours, ses expériences, ses suggestions….

Lactofermentons – www.regenere.org

La seconde que je trouve aussi très sympathique et qui m’a servit de guide lors de ma première lactofermentation. J’ai découvert cette vidéo en cherchant désespérément sur Youtube des explication complètes, concrètes et un guide sûr. Je ne me suis pas attardée davantage sur ses autres vidéos.

Les légumes lacto fermentés, petites impulsions pour favoriser la santé

PS : Le liquide dans lequel baignent les légumes du premier bocal peut être réutilisé comme souche pour le prochain bocal. Le liquide lactofermenté que l’on réutilisé comme souche facilitera la prise des prochaines lactofermentations.

PS (bis) : Une fois le principe en main, vous pouvez aussi vous amuser à passer vos légumes à l’extracteur et faire du jus lactofermenté, faire dans bocaux moitié jus/moitié solides etc….

Connaissiez vous la fermentation des aliments ? Avez vous déjà essayer ? J’ai hâte de m’y mettre aussi !!

J’espere que cet article vous a plu ! Avec Laure, nous allons refaire quelques articles dans le même genre sur l’alimentation saine et mode de vie sain 🙂

Vous pouvez d’ailleurs suivre Laure sur Instagram !

Des bisous !

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4 réflexions sur “La fermentation

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